À en perdre haleine de Deb Caletti

Une de mes dernières lectures de ce mois de janvier. Ce livre est paru en septembre 2020 aux éditions PKJ.

Je lis très peu de contemporains dans ce style habituellement (trop sensible) mais celui-ci m’a fait changer d’avis, ça reste du Young Adult, ce qui facilite la lecture de ce genre de récit.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, j’ai eu les larmes aux yeux quelques fois et j’ai été touchée par l’histoire d’Annabelle, qui décide d’un seul coup, de courir de chez elle jusqu’à Washington, ce qui équivaut à 4300 kilomètres.

On comprend peu à peu pourquoi elle s’est lancée dans cette dangereuse aventure par des flash back. On comprend vite qu’il s’est passé un drame dans la vie d’Annabelle et qu’elle a besoin de prendre sa revanche sur la vie.

On suit donc Annabelle dans ses rencontres, ses bons et ses mauvais moments, sa relation avec sa mère et son frère, son grand-père, ses amis….

Je cours pour évacuer les larmes, les prières et les cris. Je cours ; je ne sais pas quoi faire, mais je dois agir.

Ce livre est très touchant et il aborde des sujets difficiles. J’ai apprécié la plume de l’auteure, à certains moments j’ai trouvé que ça allait vite mais je pense que c’est normal car on suit les pensées d’une adolescente.

Folk of the air de Holly Black (Le Prince Cruel)

Je pense que vous avez tous entendu parler du premier tome Le Prince Cruel de cette saga écrite par Holly Black et publiée aux éditions Rageot en France. J’avais envie de connaître la suite de cette histoire et Rageot n’avait pas encore communiqué sur la publication des autres tomes, je les ai donc commandés en VO (sur Waterstones).

Encore une fois, le début est toujours un peu compliqué lorsque que je lis en anglais, mais une fois les difficultés passées, j’ai réussi à me plonger dans l’histoire. Pour ma part je note sur une liste les mots qui reviennent le plus souvent et donc je ne connais pas la traduction.

Cette saga est un pur exemple du fait qu’il ne faut pas s’arrêter au premier tome, qui m’avait plu personnellement mais sans plus. On a évidemment une belle évolution des personnages, je n’aimais pas spécialement Jude au départ, je ne comprenais pas ses réactions et sa façon de mentir à tout bout de champ. Pour Cardan c’est différent car évidemment il est dit dès le départ que c’est un personnage cruel et qui manque de sentiments (oui, merci Axelle pour l’explication du titre). Ces deux personnages ont beaucoup évolué durant la saga et je me suis de plus en plus attachée à eux.

Je n’ai ressenti aucune longueur durant ma lecture et il se passe toujours énormément de choses, de rebondissement en rebondissement et en retournement de situation. J’ai personnellement douté jusqu’à la fin où j’ai presque versé une petite larme… J’ai adoré la fin, qui change (je trouve) des autres finals de saga que j’ai pu déjà lire.

L’univers est très riche et il y a d’ailleurs beaucoup (beaucoup) de créatures et je n’ai pas forcément réussi à tout bien assimiler mais comme j’ai lu en VO, je suis certainement passée à côté de certains éléments.

Je ne peux que vous recommander de foncer pour lire cette saga, dont le deuxième tome paraît au mois d’avril en France.

Si vous l’avez déjà lue, qu’en avez-vous pensé ? 🙂

L’année de grâce de Kim Liggett

Un roman compliqué à lire, mais nécessaire. Les 100 premières pages ont été difficiles pour moi, j’en ai eu mal au ventre de la façon dont les femmes sont traitées dans ce livre. Mais j’ai fini par réellement apprécier cette histoire dans son entièreté.

On a beaucoup vu ce roman passer depuis sa sortie, il raconte l’histoire des femmes de Garner County qui sont exilées l’année de leurs 16 ans afin d’effectuer « l’année de grâce » pour soi-disant dissiper leur « magie » qui rendrait fou les hommes et les pousserait à tromper leurs femmes (mais bien sûr). Dans ce village, (entre autres) les femmes ne choisissent pas leur mari, n’ont pas le droit de se retrouver entre elles sans la surveillance d’un homme et bien sûr doivent subir cette année de grâce.

J’ai été énervée une grande partie du roman par ce qu’il s’y passe, les hommes qui contrôlent la vie (et la mort) de ces femmes et par certaines femmes qui ne se soutiennent pas entre elles… Je me doute que cela représente en partie ce qu’il se passe dans la réalité, en fonction de l’évolution de la place de la femme dans certains pays.

La vie nait de la mort.

Heureusement l’autrice a su donner une note d’espoir à travers son histoire et y présenter de belles relations. J’ai particulièrement apprécié ses remerciements où elle explique d’où lui est venue l’idée de ce livre.

Je ne sais pas si je le relirai à nouveau mais ça a été une très belle lecture 🙂

Bonnes lectures !

Sorcery of Thorns de Margaret Rogerson

Ce livre est encore un coup de cœur (je sais, je suis bon public). Pourtant on part sur de la fantasy, c’est un style dans lequel je ne m’aventurai pas au départ et je me rends compte que j’apprécie de plus en plus.

L’histoire se déroule à Austermeer, où Elisabeth vit entourée de grimoires magiques dans la Grande Bibliothèque où elle a grandit. Certains de ces grimoires se transforment en Maléficts s’ils sont libérés, ils se changent donc en monstres de cuir et d’encre et sèment mort et destruction. Un des grimoires a été volontairement libéré afin de nuire au royaume et Elisabeth va devoir enquêter afin de comprendre ce qu’il se passe et empêcher la catastrophe.

Ce qui m’a surprise en premier lieu c’est que l’action survient dès les premières pages mais également durant tout le roman, on a toujours envie d’en savoir plus et je n’ai ressenti, pour ma part, aucune longueur. J’ai trouvé que la tournure de l’histoire était un peu différente par rapport à mes habituelles lectures.

Elisabeth est très attachante, ne se laisse pas faire, sait se défendre et se battre pour ce qu’elle veut. Nathaniel l’est également, c’est un personnage torturé (pas le stéréotype habituel) mais qui fait preuve d’humour là où on s’y attend le moins et on arrive même à s’attacher à son démon serviteur. L’histoire mêle sorcellerie, amour des livres, humour, amour tout court… J’ai beaucoup apprécié les accents féministes, l’histoire se passe à une certaine époque, les femmes sont donc bien moins considérées et certains passages nous le rappellent bien.

Elisabeth comprenait désormais que le monde n’était pas tendre envers les jeunes femmes, notamment quand elle se comportaient d’une façon qui déplaisait aux hommes et énonçaient des vérités qu’il n’étaient pas prêts à entendre.

Pour terminer, j’ai vraiment voyagé avec ce livre, l’univers est tout simplement exceptionnel, la plume de l’autrice est très agréable et l’histoire est très bien développée bien que ce soit un one shot.

Bonnes lectures !

La Cité des Sang-Pur de Lucille Chaponnay (tome 1)

J’ai récemment participé à la campagne Ulule de l’auteure Lucille Chaponnay afin de recevoir le tome 1 de sa duologie : La Cité des Sang-Pur. Grossière erreur, j’aurais dû prendre les deux tomes d’un coup… Mais ça c’est une autre histoire.

On retrouve dans cette histoire une société partagée en castes où se mèlent manipulations, injustices et meurtres. Notre héroine Senia, qui est devenue garde du corps d’une Privilégiée suite à l’assassinat de ses parents, va devoir mener l’enquête afin de découvrir qui est responsable de ces meurtres et dans quel but ils sont orchestrés. On est très vite happé par l’histoire, le suspens est présent, je ne me suis pas ennuyée une seule fois et j’ai été plusieurs fois agacée par le comportement des Sang-Pur envers les Poussières, qui sont totalement dévalorisés. Oui je sais, c’est une fiction, mais j’imagine que toute fiction représente indirectement notre société…

J’avais un peu d’appréhension car c’est une lecture qui sort de ma zone de confort et c’est aussi ma première lecture d’un roman auto-édité. Finalement, j’ai été agréablement surprise. J’ai eu un coup de coeur pour certains personnages et pour les relations qui y sont développées. Petit plus pour les noms des personnages qui sortent du commun, même si j’ai été perdue quelques fois lorsque des petits nouveaux apparaissaient dans l’histoire.

Je ne veux pas en dire trop pour ne pas gâcher l’effet de surprise si vous lisez ce roman. Pour ma part, le tome 2 ne devrait pas tarder à arriver chez moi et j’ai hâte de le commencer, même si cela signifie qu’ensuite que la duologie sera terminée.

Winterwood de Shea Ernshaw

Winterwood, le second roman de Shea Ernshaw après The Wicked Deep, est sorti en 2019 en VO et sortira le 21 octobre en France. Je l’ai lu en anglais car je ne connaissais pas la date précise de sortie en France et j’en ai profité pour travailler mon anglais. Les premières pages sont toujours les plus ardues mais ensuite cela s’enchaine un peu plus aisément.

Résumé de l’histoire : Nora Walker, héritière d’une longue lignée de sorcière, sait à quoi s’en tenir  : toutes les femmes de sa famille partagent un lien particulier avec la forêt. Et c’est ce lien qui met Oliver Huntsman sur sa route. Lorsque l’adolescente le retrouve, gelé, au milieu de ces arbres inquiétants, elle n’en croit pas ses yeux. Oliver, c’est le garçon du Camp de Redressement pour jeunes en difficulté qui a disparu en pleine tempête de neige voilà plusieurs semaines. Il devrait être mort. Et pourtant, il est là, vivant.
Nora le recueille chez elle mais ne peut s’empêcher de remarquer qu’en présence du jeune homme les bois réagissent étrangement et de se demander comment il a pu survivre à cette nuit de tempête qui aurait dû le tuer. Elle comprend que son nouvel ami cache un secret. Oliver, de son côté, est prêt à tout pour garder ses secrets enfouis. Car il n’est pas le seul à avoir disparu cette nuit-là.

On reconnait bien les similitudes avec The Wicked Deep; la sorcellerie, l’histoire sombre mais douce à la fois ou encore une relation mystérieuse. Shea Ernshaw aime nous laisser des indices tout au long du récit, c’est en partie ce que j’apprécie dans ses écrits car cela enlève de la frustration, le mystère est bien présent mais tout est fait pour que nous fassions partie intégrante de l’histoire.

Je me suis encore une fois attachée aux personnages principaux et je me suis inquiétée de ce qui leur arrive et c’est grâce à la plume de l’auteure. Elle parvient sans difficulté à nous faire nous sentir paniqués au milieu des bois sous la neige, mais aussi en sécurité dans la maison de Nora auprès d’un feu de cheminée sous des plaids.

Je pense relire ce roman dans quelques mois en français, pour pouvoir le savourer à nouveau.

Avez-vous déjà lu un roman de Shea Ernshaw ? Pour ma part j’attends avec impatience son prochain roman pour 2021 !